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LBSKC-CRIAEAU R3 : L'Universalisation du Droit de Vote des Femmes en 1948 à l'ONU signe l'universalisation de Leroux-Roland-Sand après un siècle de création du Socialisme et de la demande du droit de vote des femmes à Boussac en 1848.

Si Kant avec " Vers la paix perpétuelle" avait esquissé en réponse à la Révolution française, quelque chose de l'unité des Nations de la terre, c'était aussi sur les restes de bases racistes et sans système SOCIAL.

Leroux, avec DE l'EGALITE et De l'HUMANITE refonde dans les années 1840 l'exact application de la révolution des Droits Humains inachevée en 1789, pour en parfaire tant l'Application Sociale, Educative, jusque au Droit de Vote pour les femmes, l'objection de conscience, la limitation de la journée de travail, la fin de l'esclavage, l'Association, la Coopérative, la Presse Libre : contre le racisme et l'antisémitisme, contre malthus et le capitalisme. En son application concrète à Boussac en le laboratoire intellectuel et la ferme écologique communiste dès 1845 avec Pauline Roland, Georges Sand et 80 Eclaireurs : par l'Association, la Laïcité, le Socialisme : L'Ecole laïque mixte populaire et scientifique en la Perfectibilité de l'Esprit.

Boussac inaugurera en 1903 avec Jaurès, Clémenceau et Pelletant ministre de la Marine, le Square Pierre Leroux avec la Statue du Maître Maire de Boussac en 1848 ayant proclamé la République : c'est le moment des Lois 1901 sur les Associations sur les  Associations et 1905 sur la Laïcité.

Quand est fondé la Société des Nations en 1919, les 14 ponts de Wilson engagent les nations vers cette Paix perpétuelle, et la Révolution Russe s'inscrit avec la Révolution française dans les Révolutions vers le Socialisme International.

Contre la réaction faciste et nazie, à Boussac, les Justes Résistants n'appliqueront pas les lois scélérates, anti-juives, cacheront les familles et enfants juives et combatteront les nazis pour libérer la Creuse, Montluçon et Châteauroux : ils planteront un Arbre de la Liberté dans le Square Pierre Leroux par des enfants de Résistants et Juifs cachés, honorant le Petit Tilleul d'une Ode à la Paix Universelle le 13 mai 1945.

Le Maquis de Boussac-Toulx, 2105 ème compagnie de la Marche, est FTP, c'est à dire Socialiste et Communiste avec une femme encore : Madame Loty Marguilès qui a publié sont témoignage " J'étais Deborah, 2105 ème compagnie de la Marche " .

Contre l'écocide d'un capitalisme génocidaire au Rwanda et écocidaire partout des multinationales et banques corrompues et complices de crimes contre l'Humanité, l'ONU se dresse aujourd'hui encore contre "une forme de suicide de cette Humanité ", pour réaffirmer l'Urgence climatique et Ecologique et Sociale devant l'extinction des espèces et la destruction, pollution de la Terre par les Humains en anthropocène.

L'Expérience écologique et sociale, à Boussac, de Pierre Leroux, Georges Sand et Pauline Roland, fut aussi celle, très en avance donc... de la SOLIDARITE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE, théorisée et pratiquée, PRAXISEE en actes.

On retrouve encore aujourd'hui, à Boussac, nombre de fermes " écologiques " et une qualité d'associativité , sociale et écologique jusque une Expérience de décroissance écologique et sociale par les Arts, au Théâtre d'Or ECART, dans les Maisons de Justes Résistants, avec le Criaeau...

Très bonnes études.

Laurent Beaufils-Seyam , écrit à Boussac, le 3 décembre 2020 à 10 heures, pour le Criaeau.org

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METAMORPHOSES D'UNE NOTION : I-4,  SOLIDARITE CHEZ PIERRE LEROUX

    https://www.u-picardie.fr/curapp-revues/root/26/lebraschopard.pdf?fbclid=IwAR2-AdS6TwzJEeq4fhcIQT9UAyz8ll3UgfbdPcMRrmou3_aJ4Ma5UR5Jj-U

Par Armelle LE BRAS - CHOPARD, Professeur à I'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Extratits : 

Dans un de ses derniers ouvrages, La grève de Samarez de 1859, Pierre Leroux tient à rappeler : "J'ai Le premier utilisé Le terme de solidarité pour I'introduire dans la philosophie, c'est-à-dire suivant moi, dans la religion de I'avenir. J'ai voulu remplacer la charité du christianisme par Ia solidarité humaine." Il revendique fièrement la mutation de la signification du terme, le passage du sens juridique hérité du droit romain à l'acception politique et sociale, développée en particulier dans De l'Humanité de I840 et qui sera largement répandue avec des nuances sensibles chez tous les socialistes de l848.

L'idée de solidarité rentre dans l'ombre avec la fin de la Seconde République pour ressurgir avec force dans les années l880 et constituer la base du solidarisme. Qu'il s'agisse de H. Marion dans De la solidarité morale. Essai de psychologie appliquée en 1883, de L. Bourgeois qui donne au solidarisme sa formulation et son retentissement dans l'article "solidarité" en 1896 et Essai d'une philosophie de la solidarité en 1902, de d'Eichtal dans La solidarité sociale et ses nouvelles formules en 1903, de Ch. Gide dans ses conférences au Collège de france en 1927-1928 ou d'auteurs plus récents comme R. Bloch, M. Ruby ou M. David. (...)

A) La charité du christianisme.

Leroux dénonce dans "De l'Humanité", la triple imperfection de la charité chrétienne :

1:  - "L'égoïsme nécessaire et saint" est "dédaigné, foulé aux pieds"1. Or la solidarité implique au moins deux termes : moi et l'autre. Si la négation de l'autre entraîne la guerre de tous contre tous, l'abolition, le retrait du moi ne constitue pas la solution. L'erreur du christianisme consiste à n'avoir pas su concilier l'amour de soi et de l'autre.

2 - Le moi n'est d'ailleurs pas tourné directement vers autrui mais passe par la médiation de Dieu qui ordonne un amour général des hommes, amour tout abstrait puisque l'idéal, celui du moine par exemple est de n'avoir aucun attachement particulier : or l'amour pour l'humanité n'existait donc qu'à condition de ne prendre aucune forme.

 3 - Ce "dévouement ignorant pour toute l'humanité en général ressort plus de la pitié que de l'amour. Le lien avec autrui est commandé, il n'est pas démontré. Il résulte d'une obligation, d'un devoir, non d'une compréhension de l'intérêt de cette union avec les hommes, sur lequel les utilitaristes même s'ils ont mal défini cet intérêt, ont eu le mérite d'insister. Leroux aurait également refusé le passage de la solidarité biologique à une solidarité-devoir" tel que le propose L. Bourgeois et l'idée solidariste de quasi-contrat posant le problème des sanctions, est complètement absente de sa doctrine. L'Eglise était chargée d'organiser la charité.

A la société temporelle la mission de réaliser la solidarité. "L'Eglise peut cesser d'exister"  car " ce qu'il faut entendre aujourd'hui par charité, c'est la solidarité mutuelle des hommes ". (titre du chapitre I du livre IV de De l'Humanité).

Ch. Gide a rendu hommage à Leroux pour cette critique de la charité : "Non seulement Ie mot de solidarité est entré définitivement dans ln langue française ; mais iI a éliminé en effet Le mot de charité auquel Leroux voulait le substituer. Sa victoire a été complète, et à un tel degré qu'aujourd'hui dans une réunion publique, on ne peut plus prononcer le mot de "charité" sans s'exposer à un mouvement de protestation de l'auditoire "  .

 

B) Les thèses du Contrat social

Si le christianisme avait le tort de d'abaisser I'homme, les auteurs du contrat social tombent dans I'excès inverse en prenant pour point de départ I'individu.

Leroux procède à une critique méticuleuse de Hobbes et Rousseau, montrant comment à partir de conceptions différentes sur un pseudo" état de nature", ils tentent tous deux de créer une sorte de solidarité entre les hommes par le contrat social.

Lien tout artificiel car il n'existe pas de convention arbitraire que feraient les hommes de vivre en société. Cela serait aussi insensé que de dire que les hommes ont fait un pacte avec la nature par lequel ils se sont engager à respirer l'air qu'ils respirent".

Donc, "la société n'est pas le résultat d'un contrat. Par cela seul que les hommes existent et ont entre eux des rapports, la société existe. Un homme ne fait pas un acte et n'a pas une pensée qui n'intéresse plus ou moins le sort des autres hommes. Il y a donc nécessairement et directement communion entre les hommes".

Dans l'état de nature tel qu'il est décrit, I'homme qu'il soit un loup pour I'homme ou un bon sauvage, ressemble plutôt à une bête. Donc ce n'est pas un homme car " la nature humaine peut-elle exister sans la société ? "

 Aussi, ceux qui comme Fourier "s'énivrent stupidement de ce mot nature" chargeant la Civilisation de tous les maux oublient que la nature " n'a pas crée un seul être pour lui même... elle les a créés les uns pour les autres, et a mis entre eux une solidarité réciproque "'. Il est donc erroné de partir de I'individu isolé pour fonder la solidarité car même si par le Contrat les hommes sont soumis à une loi commune, ils n'en restent pas moins atomisés, simplement juxtaposés et sur ce point les solidaristes seront en plein accord avec Leroux. Mais il n'est pas moins faux dans une perspective plus moderne de partir de la seule société.

C ) L'approche organiciste.

Dernière erreur sur les fondements de la solidarité, une vision organiciste de la société conçue comme un corps dont les individus sont les membres. Il est vrai que la société est souvent présentée comme un corps chez Leroux lui-même, mais c'est à titre de métaphore et s'il affirme que "la société est un corps" , c'est pour préciser aussitôt : "nous n'en sommes pas les membres mais nous y vivons". 

En effet, parce que corporellement je vis dans I'atmosphère et que je ne peux vivre un instant sans respirer, suis-je une portion de l'atmosphère ?. . . de même, parce que je vis dans la société des hommes et par cette société, suis-je une portion, une dépendance de cette société ? non, je suis une liberté destinée à vivre dans la société".

Comprendre au sens strict la société comme un corps comporte deux dangers au niveau de la conception de la solidarité : D'une part la société humaine risque d'être ravalée au rang d'une société animale. Ainsi pour Fourier, l'Attraction pousse les hommes à se réunir : "les hommes ont des instincts ou des passions ; ils se groupent, ainsi groupés, ils s'attirent ou se repoussent".

Fourier nous prend pour des abeilles uniquement occupées "d'obéir à leurs instincts' et "la société humaine idéale ressemble à une ruche. Or l'être humain a d'autres besoins que ceux de la nourriture et de la reproduction, qui nécessitent la I'intervention d'une solidarité non pas simplement matérielle mais morale.

En effet, la règle invariable que suivent les animaux et qui se confond, avec leur instinct ne saurait être à  l'usage de l'homme. Malgré le côté un peu schématique de la critique de Leroux dont nous avons fait état ailleurs, dû à la polémique qu'il entretient à l'époque avec les fouriéristes ce que Leroux veut établir en un siècle scientiste où I'on cherche à calquer les sciences humaines sur celles de la nature, c'est le caractère spécifique de la solidarité humaine, irréductible à celle d'une société animale ou à une composition chimique.

L'autre danger d'une telle vision organiciste, c'est de promouvoir le despotisme au lieu de la solidarité.

Car qui dit corps dit hiérarchie entre les membres et subordination des membres inférieurs au cerveau. Platon avait commis cette erreur en faisant correspondre à l'intellect, le coeur et le ventre, trois classes dans la République : les artisans qui travaillent pour satisfaire les besoins vitaux, les guerriers qui défendent la cité et au sommet les philosophes qui la gouvernent. A leur façon les saint-simoniens répètent la même méprise. Certes ils entendent mettre en place la solidarité en particulier grâce à cet étrange costume lacé dans le dos qui nécessite une aide extérieure pour l'attacher, mais ils instaurent par la collation de grades et degrés divers une rigoureuse hiérarchie dans l'église et Leroux ne supportant plus le despotisme des papes Enfantin et Bazard qui se sont placés eux-mêmes à Ia tête de cette hiérarchie, claquera avec fracas la porte de l'école en 1830 suivi de plusieurs autres dissidents.

A l'inverse du péril individualiste, la solidarité ainsi conçue risque de conduire à un communisme autoritaire.

Avec ces trois thèses, on se trouve en présence ou d'un sentimentalisme inopérant, ou d'un individualisme outré ou d'un mauvais socialisme risquant de mener au totalitarisme.

Il faut donc reprendre le problème des fondements de la Solidarité. (...)

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António Guterres estime que la leçon à tirer de « cette année très singulière » en raison de la pandémie de Covid-19 est que « la solidarité est l’humanité », mais aussi la seule voie possible pour notre « survie ».

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